Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 09:03

Dernier rebondissement dans le lancement de nouvelles extensions reportées à la rentrée 2010, la naissance d’un groupe de travail chargé de créer une priorité pour les porteurs de projets. Explications.

Lors du dernier sommet Icann à Séoul, les visages des différents participants sont passés du rire aux larmes. Euphorie pour les partisans des extensions non latines qui ont vu leurs vœux exaucés dès cette semaine ; soupe à la grimace pour les porteurs de nouvelles extensions génériques, régionales, villes ou entreprises (CorpTLD).

Boucler la boucle en Europe ?

Depuis l’annonce initiale du projet d’ouverte massive des extensions lors de la réunion Icann à Paris (juin 2008) et un lancement originel prévu fin 2008, ils se désespèrent. Chaque nouveau rassemblement « icannien » apporte son lot de report que cela se déroule au Caire, à Mexico, Sydney ou Séoul... Après un prochain raout en Afrique dès mars 2010, l’Icann reviendra en Europe (continent du péché originel en matière de nouvelles extensions) à Bruxelles exactement en juin 2010. Ce tour du monde de deux ans se confluera peut-être enfin par un cahier des charges et un calendrier précis.

En effet, Séoul a marqué la révolte des créateurs de nouvelles extensions. Dégoutés des retards répétitifs, ils ont obtenu l’accord de l’Icann pour créer un groupe de travail autour des expressions d’intérêts. Ses membres réfléchissent aux modalités pour les nouveaux suffixes de se faire connaître avant l’ouverture officielle.

Payer pour se faire connaître

Cette sorte de pré-enregistrement serait payante (on parle d’un palier à 50 000 $, non remboursables, mais déduits des frais initiaux ICANN qui s’élèvent à 185 000 $) pour éviter aux demandes loufoques de voir le jour. L’argent serait placé chez un tiers séquestre non « icannien ».

La méthode a plusieurs avantages. L’Icann aurait une idée plus précise du nombre de programmes sérieux. Les sociétés qui voient leurs « business plan » systématiquement repoussés pourraient rassurer leurs investisseurs.

Mais ce « bas les masques » avant l’ouverture du bal peut aussi avoir ses inconvénients pour les CorpTLD qui se dévoileront. Votre concurrent direct prendra connaissance de votre stratégie et aura peut être encore le temps de réagir... D’autres pourraient soumette des demandes identiques pour vous soutirer quelques espèces. La foire d’empoigne n’est pas finie ! Ce nouveau groupe de travail a donc du... travail pour éviter les pièges d’une accélération nécessaire pour promouvoir les nouvelles extensions. Pour en savoir plus :
-  Nouvelles-Extensions.COM

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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 09:01

Le club de football du Paris Saint Germain a obtenu la fermeture du nom de domaine boutique-psg.fr. Il était exploité par un particulier qui proposait un service de référencement des différents points de vente des produits à l’effigie du club parisien.

Dans sa décision, L’Expert Christiane Féral-Schuhl constate que le club de la capitale justifie de droits sur la marque PSG. Elle constate que le Requérant a procédé au dépôt et exploite dans le cadre de son activité commerciale le site “www.boutiquepsg.fr”. L’Expert constate que l’enregistrement de ce nom de domaine est antérieur à celui du nom de domaine litigieux.

(JPEG)
boutique-psg.fr référençait différents points de vente des produits à l’effigie du club parisien

En conséquence, l’Expert considère que le Requérant bénéficie de droits sur les termes composant le nom de domaine litigieux.

Christiane Féral-Schuhl constate que le nom de domaine litigieux a été enregistré par le Défendeur le 1er juillet 2008, soit postérieurement aux dépôts des marques du Requérant.

Un tiret qui condamne

Pour l’Expert, le nom de domaine litigieux constitue la reproduction quasi identique du nom de domaine enregistré et exploité antérieurement par le Requérant pour son activité de vente en ligne de produits comportant la marque dont est titulaire le Requérant.

En effet, le nom de domaine litigieux est une reprise à l’identique du nom de domaine du Requérant, avec une simple insertion d’un tiret entre les deux termes qui le composent.

L’insertion d’un tiret entre les deux termes constitutifs du nom de domaine, ne dissipe pas la similarité avec le nom de domaine du Requérant. En outre, l’élément essentiel du nom de domaine litigieux est constitué par le terme “PSG” déposé à titre de marque par le Requérant.

En conséquence, l’Expert considère que l’enregistrement du nom de domaine litigieux par le Défendeur constitue une atteinte aux droits du Requérant.

En outre, l’Expert constate que le Défendeur ne justifie d’aucun droit sur le nom de domaine ; aucun contrat, licence ou autorisation n’a été consenti au Défendeur par le Requérant pour déposer et exploiter un nom de domaine reprenant sa marque.

Par ailleurs, si le Requérant peut justifier d’un intérêt légitime à proposer un service de comparaison des prix pratiqués dans différents points de vente des produits à l’effigie du Requérant, l’Expert constate que le Défendeur ne peut faire valoir aucun intérêt légitime sur le nom de domaine litigieux.

Bien au contraire, compte tenu de la très forte similarité entre ce nom de domaine et celui du Requérant, l’Expert estime que le Défendeur a agi de mauvaise foi et a cherché à tirer profit de la notoriété du Requérant pour attirer sur son site des internautes.

L’Expert ordonne la transmission au profit du Requérant du nom de domaine boutique-psg.fr.

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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 08:50

Le .TEL domine les nouveaux génériques

Autre extension générique « à aller bien », le .TEL. Plus de 220 000 noms de domaine, une croissance à deux chiffres (plus de 10 %) et le top 40 qui se rapproche à grand pas. On est loin des coups durs successifs que subissent les autres génériques comme :
-  .ASIA : 43ième, moins 1,8 %, perte de deux places
-  .TRAVEL : 51ième, moins 5,9 %, perte d’une place
-  .JOBS : (81ième), moins 2,5 %, perte de deux places De quoi faire réfléchir les porteurs de projets de nouvelles extensions !

.CO.UK ancré dans le « big five »

Parmi les extensions pays, on relève la belle progression anglaise (plus 2,1 %). Depuis le mois de mai 2009 où le .CO.UK a dépassé le .ORG pour rentrer dans le Top 5, le break est fait ! A noter, le ralentissement du .PL (seulement 0,3 % de hausse) qui pourrait être une bonne nouvelle pour notre .FR national. Enfin, le .PE du Pérou continue sa modernisation. Ses conditions ouvertes en font une des suffixes pays les plus dynamiques (plus 24 %) !

Le classement complet est disponible en cliquant ici.

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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 08:47

Le classement mensuel des enregistrements de noms de domaine 01net / Mailclub consacre l’Argentine qui dépasse les deux millions de noms de domaine enregistrés. A découvrir également ce mois-ci, les progressions anglaises, françaises et les reculs du .BIZ et .ASIA.

L’Argentine domine l’Amérique du Sud

Franchir un million de noms de domaine est un premier cap fort pour une extension. Devenir bimillionaire en est un autre ! L’Argentine dont l’extension la plus répandue est le .COM.AR vient de franchir cette étape importante. C’est le suffixe pays le plus important dans la zone Amérique latine, 150 000 noms de domaine devant le poursuivant brésilien.

La charte de nommage argentine est plutôt souple. Ouverte aux personnes morales et physiques, argentines ou étrangères, elle réclame uniquement une présence locale que les bureaux d’enregistrement de noms de domaine fournissent souvent dans leur offre commerciale.

Meilleure progression de notre top 40 (plus 6,19 %), l’Argentine pourrait bientôt dépasser le générique .BIZ qui toussote (moins 0,2 %). Son jumeau .INFO (ils sont nés ensemble fin 2000) se porte beaucoup mieux (plus 2,25 %).

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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 08:06

Pour la troisième année consécutive, je me suis penché sur la présence des noms de domaine à travers nos écrans publicitaires. En 2009, 85 % des annonceurs présentent un nom de domaine dans leur communication télévisuelle. Un chiffre en légère hausse par rapport à 2008 (83 %). Décryptage.

Chaque année, les jours pluvieux et la nuit tombante aidant, je m’attèle à disséquer les publicités à la télévision pour y dénicher un nom de domaine. Activité peu comprise par mon entourage mais qui permet de satisfaire mon addiction aux noms de domaine. Après tout, on se soigne comme on peut !

Cette année, ce fut d’autant plus facile que les adresses internet pullulent sur nos écrans. Jugez plutôt, 85 % des publicités épiées (sur un panel de cent spots) contiennent un domaine.

Plus d’extensions !

Petit plaisir personnel, la diversification des extensions est plus prononcée que lors des précédentes études (six contre quatre). Bien sur, le .FR continue son règne impitoyable (72 %) suivi du grand frère .COM (22 %), soit les mêmes statistiques que l’année précédente. On retrouve autant de sociétés étrangères en .FR (bmw.fr, mcdonalds.fr, volkswagen.fr...) que de sociétés françaises en .COM (arthur-bonnet.com, decathlon.com, opticiens-atol.com...). Comme quoi, il n’y a pas de règle en la matière.

La variété des extensions 2009 se traduit par exemple via :
-  un .EU (merci footlocker.eu !),
-  un .NET (bnpparibas.net),
-  un .TV (grand respect à renault.tv qui utilise l’extension nationale des Tuvalu) et
-  un .INFO pour l’artisanat (tv.artisanat.info) qui aurait peut-être dû suivre l’exemple de Renault plutôt que le sous-domaine TV.

Passons et ne boudons pas le plaisir devant cette pluralité de suffixes qui s’affichent sur nos télévisions. Cela contribue à l’éducation aux noms de domaine et à me sentir moins seul, je l’avoue !

De la mise en valeur au bouche trou

Alors gloire à ceux qui osent et qui crient haut et fort (le son de la publicité me parait toujours plus élevé) leurs noms de domaine. Ils sont 12 % comme Alicebox.fr, Daucyculture.fr, Numericable.fr, Pixmania.com à donner leurs adresses internet via leur voix off.

Une fierté qui n’est souvent que l’arbre qui cache la forêt. Honteusement, ils sont 80 % à préciser leurs noms de domaine qu’à la fin de leur trente seconde de gloire. En bas à droite (cic.fr, lorealparis.fr), en haut à gauche (lancia.fr) ou plein centre (hugocreate.com), les noms de domaine se placent là où l’annonceur a laissé un vide. Bouche trou le nom de domaine ? C’est parfois pire comme ce pitoyable mangerbouger.fr qui défile à toute allure en bas de votre écran (il faut être sportif pour le suivre !) dans 12 % des réclames.

Tendances 2009

Heureusement que d’autres adresses plus originales aguichent l’œil du spécialiste. Quoi de plus charmant qu’un nom de domaine slogan où Intermarché jure par le discountutile.com quand Leclerc sonde le téléspectateur en demandant quiestlemoinscher.com. Derrière cette guerre des grandes surfaces, la sagesse de Generali (generation-responsable.com) rassure (pas mal joué pour un assureur).

Autre tendance 2009, les noms de domaine produits où la marque est associée : airness-attractionday.com, nestle-fitness.com, nikefootball.com... SFR surfe sur ce mouvement. En plus de neufbox.fr, on retrouve la marque sur lepactesfr.fr ou sfrfoot.fr. Orange semble suivre (orange-origami.fr) mais hésite avec les sous domaines (orangesport.orange.fr).

La concurrence se retrouve même dans les noms de domaine ! Il faut juste regarder la télé et penser à l’éteindre.

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